‘’ La tendresse
C´est quelquefois ne plus s´aimer mais être heureux
De se trouver à nouveau deux
C´est refaire pour quelques instants un monde en bleu
Avec le cœur au bord des yeux
La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.,,
C´est quelquefois ne plus s´aimer mais être heureux
De se trouver à nouveau deux
C´est refaire pour quelques instants un monde en bleu
Avec le cœur au bord des yeux
La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.,,
Commencer par du Guichard, c’est
en général un signe de grande fatigue, mais il était difficile de faire
autrement au vu du sujet qui vous fera perdre un temps que vous auriez gâché
autrement ce soir (ou ce matin, pour les plus bizarres).
Nos amis les nippons ne sont pas
en général réputés pour la délicatesse quand il s’agit de pondre un
dessin-animé jeunesse : marketing agressif, réification outrancière de
la femme, idolâtrie des costumes de la tournée 78 d’Elton John, bref, ils ont
trop mangé d’ergot de seigle, ou sont tombés dans une marmite de LSD quand ils
étaient petits. Pourtant, un courant plutôt discret mais qui commence à prendre
de l’importance met à mal cette idée préconcue. Certains irréductibles ont en
effet décidé de la jouer fine, de faire dans la douceur.
Ici on se trouve en face d’un
petit feuilleton qui suit la vie d’Hana qui suite à une union contre nature
avec un homme-loup (il restait un fond de marmite, faut croire), voit sa vie irrémédiablement
gâchée prendre un cours pour le moins inattendu…
![]() |
| En même temps, si le papa est Nicolas Sirkis, ça aide pas. |
Elle se retrouve en effet à la
charge d’enfants métamorphes (je crois que c’est courant dans le folklore
japonais ces histoires, il faut que je vérifie), Yuki et Ame, qui vont vite
s’avérer plus pénibles que le neuvième cercle des enfers difficiles à
gérer, d’autant plus que le Pater Canilias meurt. S’ensuit une célébration de
la vie simple et rude de la campagne, où les rejetons seront confrontés au
choix de rejoindre la meute humaine ou parcourir la montagne en libres lupins.
![]() |
| Il y a toujours un vieux grincheux qui ne sait pas lui-même ce qu'il fout là. TOUJOURS. |
Et c’est LA que le bas blesse. Le
potentiel de cette histoire somme toute simple et courante, (enfin, au Japon,
pas vrai ?) est vraiment plus qu’intéressant, et l’on sent qu’à tout
moment le film peut enfin atteindre une pertinence et parvenir à toucher
parents comme enfants.
L’histoire volontairement minimaliste et reléguée au second plan pour laisser vivre ses personnages est un choix intelligent, et franchement, on assiste parfois à de véritables éclairs de créativité tant visuelle que narrative. Malheureusement Tokyo lorgne parfois un peu trop du côté de Los Angeles et tout ce qui est estampillé « jeunesse » se doit de remplir un cahier des charges trop précis. C’est ainsi qu’un film sur le fait de grandir, l’acquisition du libre arbitre et le déchirement du cocon familial devient un modeste drame vraiment trop poli pour son propre bien. C’est mignon, coloré, on met la main quand on bâille dans la salle en attendant que l’histoire avance.
L’histoire volontairement minimaliste et reléguée au second plan pour laisser vivre ses personnages est un choix intelligent, et franchement, on assiste parfois à de véritables éclairs de créativité tant visuelle que narrative. Malheureusement Tokyo lorgne parfois un peu trop du côté de Los Angeles et tout ce qui est estampillé « jeunesse » se doit de remplir un cahier des charges trop précis. C’est ainsi qu’un film sur le fait de grandir, l’acquisition du libre arbitre et le déchirement du cocon familial devient un modeste drame vraiment trop poli pour son propre bien. C’est mignon, coloré, on met la main quand on bâille dans la salle en attendant que l’histoire avance.
Néanmoins,
comme mon préambule le laissait présager, j’ai réussi à trouver une vraie
tendresse et une acceptation de l’autre dans ce film, et au final avec assez de
recul pour que l’écran ressemble à un point flou et lointain, ce sont de bonnes
valeurs à montrer à vos (forcément) insupportables moutards IPadisés. Entre
chien et loup, donc.
Bonsoir.
Rick
Randall
VERDICT: A voir si vous êtes dans une couette avec un chocolat chaud et que dehors il y a une tempête de neige, ou si vous aimez quand la zoophilie essaie de se racheter une conduite.





