Les films étiquetés « pêche
aux Oscars(tm) » n'ont rien de nouveau à Hollywood. Et la
plupart du temps, ils s'avèrent être objectivement de bons
produits, parfois même des coups de génie (exception faite, bien
entendu, de l'horripilant diptyque La recherche du bonheur et
Sept vies censés
promouvoir Will Smith au rang d'acteur tragique classique). Mais la
démarche sous-jacente est toujours la même : plaire avant tout
à un jury vieillissant qui se base toujours sur les mêmes critères
pour nominer les nouveaux protégés des médias.
Cette
diatribe colle hélas comme un gant au troisième film de Ben
Affleck, Argo. De
l'hommage à l'industrie du cinéma à la glorification des idéaux
américains (f... yeah!), en passant par la mention aguicheuse
« inspiré par des faits réels », pas une pièce ne
manque à ce grand favori de la prochaine cérémonie.
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| L'affiche est en fait un diagramme réaliste de temps d'écran dans le film. |
En
fait, le scénario qui se laisse suivre et possède un potentiel
certain est purement et simplement enseveli par la volonté patente
de récolter un maximum de petits bonshommes dorés ; Affleck
multiplie ainsi les moments de tragédie personnelle et les dialogues
un brin ronflants afin de montrer que oui, il a évolué en tant
qu'acteur depuis Daredevil
(quoique pas tant que ça) et que non, il ne mérite pas les
injustes parodies qui furent faites sur lui lors de sa traversée du
désert.
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| Les otages, ou six personnages en quête d'auteur. |
Encore un fois et malgré tout, le film se laisse voir et le fait dont il est tiré est loin d'être inintéressant. Mais ce
qui aurait pu mêler de façon astucieuse esthétique acidulée des
seventies et drame à huis-clos entre les otages pour enfin insuffler
un peu de fraîcheur dans le genre poussiéreux et psychorigide du
drame politique à l'américaine s'écrase devant le retour de Ben
Affleck, parade, fanfare et confettis à l'appui.
Et ce
n'est pas la fin d'un mccarthysme à peine contenu qui me contredira.
Bonsoir.
Rick
Randall
VERDICT :
A voir en priorité pour les fans du sieur Affleck, ou si l'on aime
retrouver les clichés ethniques qui ont fait la gloire du Petit
Vingtième
période Hergé.









