Rick Randall et Rock Willis vous parlent culture
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27 août 2012

Ciné: The Expendables 2: unité spéciale, panégyrique de la tatane atomique


Retour de notre BAOUUUM !!... notre TATATATATATA !... notre paralysé facial préféré face aux ennemis de AAAAARGGH !! de l’Amérique. Bon je ne vais pas BOUM !... je ne vais pas vous mentir, je suis un grand fan (plus ou moins ironiquement) de séries B des années Reagan. Et du coup PAN !... du coup ça m’a fait bien sourire de revoir ces tronches crevassées, déformées et bousillées de nos vieux de la vieille, ressortis de leur retraite naphtalinée pour BAM ! BAM ! BAM ! AAAAAAH !... pour nous démontrer qu’une fois de plus, voter Républicain accorde des super-pouvoirs sur le temps et l’espace. Soyons aussi sérieux que nous puissions l’être en face de ce genre de film cinq minutes, voulez-vous ?
Ne vous-y fiez pas, cette conque, il peut vous la mettre où il veut.
Alors en gros c’est Barney Ross (joué par Rockambo en personne) et son copain Christmas (le toujours charismatique Jason Statham, ici affublé d’un troublant nom de James Bond Girl) qui agissent comme tout bon mercenaire se doit d’agir : exit convention de Genève, voilà la convention de dans ta gueule. Aidés d’une bande de quinquas pas piqués des hannetons (et d’un bedonnant Jet Li), les voilà embringués contre la seule personne au monde à laquelle je ne piquerai jamais sa glace : le très vilain… Vilain (ne riez pas, c’est authentique), joué par un Van Damme qui revient de loin, et qui nous inonde de sa sagesse shintoïsto-kickassique, enfin du grand classique.
Bref, Vilain (ça suffit !) a volé du plutonium au nez et à la barbe de Bruce Willis. On dirait un délire cocaïné, mais c’est bel et bien le script. Et là il y a Schwartzie qui arrive avec une machine infernale et qui sauve des Tchétchènes par millions, puis il y a Chuck Norris qui est hilarant comme toujours et qui tue une petite armée à lui tout seul, puis il y a Dolph Lundgren qui se fait maltraîter, et puis, et puis, et puis. On l’aura compris, le film tient plus de l’album Panini des plus grands meurtriers de masse des films de mon enfance que de Crime et Châtiment.
Concours de bi...ceps  au sommet.
 Incohérent, filmé avec les pieds, répliques pitoyablement drôles (sérieusement, Norris est à se tenir les côtes), produit au fin fond de la Roumanie sur un Commodore CPC 64, mais. Mais j’ai gardé la banane d’un bout à l’autre, tant ces bruyants avatars décatis semblent s’amuser ensemble, et respirent encore le charisme après toutes ces années. D’accord, ils sont devenus effrayants et la plupart on rédigé la nécro de leur cerveau il y a des lustres, mais on sent qu’ils ont pris leur pied. Et vous savez quoi ? En fin de compte, malgré la navrante stupidité et les effets spéciaux khroutcheviens, moi aussi, à mon grand dam, je me suis bien marré. Faut savoir se lâcher et retourner fouiller dans sa vieille boîte de GI Joe au grenier de temps en temps, les gars.

Bonsoir.

                                                                                     Rick « IN YO FACE » Randall


VERDICT: A voir si vous avez un jour porté un bandana et/ou si vous avez mal orthographié votre prénom lors du test de QI.

1 commentaire:

  1. Rick Randall, Editor In Chief30 août 2012 à 12:47

    Pour ceux que ça intéresse (et qui ne connaîssent pas leurs classiques), le corps utilisé dans la première image est celui d'Ursula Andress qui joue Honey Rider (un nom à coucher dehors au sens littéral comme figuré) dans "James Bond contre dr.No" (1962)

    A bientôt les cocos.

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