A bien y regarder, le Texas est
une terre de cinglés. D’Ed Gein à Norman Bates, de Leatherface à Lou Ford en
passant par Anton Chigurh, les psychopathes texans sont légion à la fois dans
le monde du cinéma et dans la vie de tous les jours. Eh bien, dans la famille
chtarbés du Sud, je demande le flamboyant cousin : Joe Cooper, alias
Killer Joe (Matthew McConaughey).
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| OK, OK, l'affiche américaine a la classe. |
Policier dans la banlieue de
Dallas le jour, tueur à gages la nuit, le personnage de Joe s’immisce dans une
sale histoire d’assurance vie quand il est contracté par les Smith père et
fils, probablement les êtres les plus stupides jamais portrayés sur celluloïd
hors-parodie, pour tuer leur épouse et mère afin d’empocher la coquette somme
de… 6250 dollars chacun. Le souci, c’est que les contrats de Joe ont un prix
bien plus élevé lorsque rien ne se passe comme prévu. Et les Smith,
spécialistes ès plans foireux, vont devoir affronter la vraie nature sociopathe
de celui qui devait juste leur « rendre un service ».
Retour derrière la caméra de
William Friedkin (L’Exorciste et
autres thrillers), Killer Joe
s’inscrit dans un schéma déjà bien rôdé par ses grands frères No Country For Old Men et The
Killer Inside Me : un plan simple qui tourne qu vinaigre, dans un
décor de mobile-homes et motels miteux, bars de strip-tease et ruelles du fin
fond de Fort Worth, avec train de marchandises qui passe derrière en option.
Filmé au néon et à la bière, rien de ce qui pourrait se passer de violent ou de
choquant ne nous est épargné ici, et les personnages tous plus moralement
discutables que les autres (mis à part l’innocente vierge prête à être
sacrifiée, ici dépeinte en simplette exploitée par sa famille) s’affrontent à
coups de fausses politesses, de regards glacés et de barre à mine.
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| Qui c'est qui va se prendre un procès par Marlboro? |
Difficile néanmoins d'afficher plus qu'un léger amusement malgré l’avalanche d’horreurs et de crasse que le film
nous montre. Pourquoi ? Eh bien parce que Killer Joe, tout aussi cabotin et amusant que soit son sociopathe
éponyme, sent le réchauffé.
Certes Friedkin est toujours un cinéaste talentueux et arrive à insuffler une certaine atmosphère à son film, mais Michael Winterbottom ou encore les frères Coen ont déjà tourné des histoires trop similaires dans des lieux trop similaires, et ce il y a quelques années. Du coup, un peu comme la cavalerie dans Lucky Luke, le réalisateur arrive quand la fête est déjà finie et que les Indiens sont rentrés préparer le pemmican pour Thanksgiving.
Mais ne vous détrompez pas : McConaughey reste l’attraction principale et nous prouve qu’il en a encore sous la pédale après des années de traversée du désert. Ce qui fait de Killer Joe un personnage haut en couleurs dans un film un peu creux et basculant trop facilement dans les lueurs foraines du film bis d’exploitation (tort déjà reproché à Winterbottom avec The Killer Inside Me et sa fameuse scène où Jessica Alba se prend une raclée jubilatoire). Divertissant, mais loin d’être mémorable.
Certes Friedkin est toujours un cinéaste talentueux et arrive à insuffler une certaine atmosphère à son film, mais Michael Winterbottom ou encore les frères Coen ont déjà tourné des histoires trop similaires dans des lieux trop similaires, et ce il y a quelques années. Du coup, un peu comme la cavalerie dans Lucky Luke, le réalisateur arrive quand la fête est déjà finie et que les Indiens sont rentrés préparer le pemmican pour Thanksgiving.
Mais ne vous détrompez pas : McConaughey reste l’attraction principale et nous prouve qu’il en a encore sous la pédale après des années de traversée du désert. Ce qui fait de Killer Joe un personnage haut en couleurs dans un film un peu creux et basculant trop facilement dans les lueurs foraines du film bis d’exploitation (tort déjà reproché à Winterbottom avec The Killer Inside Me et sa fameuse scène où Jessica Alba se prend une raclée jubilatoire). Divertissant, mais loin d’être mémorable.
Bonsoir.
Rick
Randall
VERDICT : A
voir si vous n’avez rien contre un énième quiproquo violent, ou si vous aimez
faire pétarader vos Harley même quand vous êtes seul dans votre garage.


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